Cinéma Le comédien de 49 ans est à l’affiche de “Pressure”, le nouveau film d’Anthony Maras. Il y incarne James Stagg, un météorologue écossais dont le travail a été décisif au moment du Débarquement. L’Irlandais Andrew Scott aime autant jouer Shakespeare au théâtre qu’un rôle léger au cinéma. Photo Roger Kisby/Redux-REA Par Adèle Buijtenhuijs Publié le 09 septembre 2026 à 12h30 On l’a connu en lieutenant cynique chez Sam Mendes ou en prêtre sexy dans la série Fleabag. Cette fois, Andrew Scott revient au cinéma dans le rôle d’un spécialiste de la météo, en juin 1944, peu avant le Débarquement. L’occasion de nous parler de la diversité de ses rôles. Découvrir la note et la critique “Pressure”, un drame plutôt efficace sur les dessous météorologiques du D-Day La guerre sous un angle nouveau « La Seconde Guerre mondiale a fait l’objet d’une multitude de récits au cinéma. Certains sont des chefs-d’œuvre, que j’adore. Toutefois, il me semble essentiel de filmer cette période sous des angles nouveaux. Ce que réussit brillamment Anthony Maras dans Pressure : il dépeint un autre pan du conflit, très original, une guerre psychologique éloignée du champ de bataille. En plus, parler de la météo n’empêche en rien de faire naître l’émotion. Nous avons tendance à la reléguer au rang de simple conversation de courtoisie. Au contraire, c’est un sujet passionnant qui mérite d’être abordé intelligemment. Je pense que l’on sous-estime à quel point le temps peut influencer nos vies et notre quotidien, qu’il s’agisse de la façon dont on va fêter nos anniversaires ou dont on va mener une opération militaire aux enjeux majeurs. » Un acteur touche-à-tout « Je pourrais comparer le fait d’apparaître au théâtre, dans des films ou des séries avec un orchestre dans lequel j’aurais la possibilité de jouer plusieurs instruments. Je n’ai jamais fait partie d’une série qui se déploie sur de nombreuses saisons, avec un personnage qu’il faut tenir sur la durée. Je ne peux pas vraiment l’expliquer mais, pour le moment, ma carrière se construit sur le changement. Une façon pour moi de rester dynamique et motivé. Et de m’amuser aussi ! D’ailleurs, j’aime tout autant changer de format que de ton : passer d’un rôle léger à un personnage romantique, basculer dans l’action, ou carrément jouer du Shakespeare. C’est très plaisant. » Des rôles d’outsiders « Même si j’en ai joué quelques-uns, je ne cherche pas systématiquement à interpréter des personnages marginaux. Ceci dit, je les trouve très intéressants d’un point de vue dramaturgique : ils nous renvoient à ce sentiment de décalage que nous pouvons tous éprouver, chacun à sa manière, à certains moments de nos vies. À ce titre, je trouve le personnage de James Stagg très bien écrit. J’aime le fait qu’il n’incarne pas immédiatement la figure du héros chaleureux et accessible. Qu’il se fiche qu’on ne l’apprécie pas. Et qu’il ne se dévoile qu’au fur et à mesure du film. Les personnes comme lui ne sont pas nécessairement les plus charmants, mais ce sont certainement les plus authentiques. » 2023 : Il vit une histoire d’amour passionnelle et destructrice avec Paul Mescal dans Sans jamais nous connaître de Taichi Yamada.2019 : Il s’illustre autant en lieutenant cynique dans le film 1917 de Sam Mendes qu’en prêtre sexy dans la série Fleabag de Phoebe Waller-Bridge.2010 : Il est l’ennemi juré du détective Holmes dans la série Sherlock de Mark Gatiss et Steven Moffat. À lire aussi : Andrew Scott, l'Irlandais méchamment doué Cinéma Le magazine en format numérique Lire le magazine Les plus lus Pour soutenir le travail de toute une rédaction, abonnez-vous Pourquoi voyez-vous ce message ? Vous avez choisi de ne pas accepter le dépôt de "cookies" sur votre navigateur, qui permettent notamment d'afficher de la publicité personnalisée. Nous respectons votre choix, et nous y veillerons. Chaque jour, la rédaction et l'ensemble des métiers de Télérama se mobilisent pour vous proposer sur notre site une offre critique complète, un suivi de l'actualité culturelle, des enquêtes, des entretiens, des reportages, des vidéos, des services, des évènements... Qualité, fiabilité et indépendance en sont les maîtres mots. Pour ce faire, le soutien et la fidélité de nos abonnés est essentiel. Nous vous invitons à rejoindre à votre tour cette communauté en vous abonnant à Télérama. Merci, et à bientôt. S’abonner