Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Cinéma Cinéma Cinéma Une chirurgienne qui dirige sa vie avec autorité, et sans laisser de place à l’imprévu, voit son équilibre vaciller à la suite de sa rencontre avec une romancière. Article réservé aux abonnés L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR Gabrielle (Léa Drucker) est une femme très occupée. Chirurgienne aguerrie d’une cinquantaine d’années passée cheffe de service, elle siège au Conseil national de l’ordre, vient en aide à l’Ukraine, s’apprête à devenir la tutrice de sa mère, Arlette (Marie-Christine Barrault), atteinte de la maladie d’Alzheimer. Le tout sans renoncer à une vie de couple avec Henri (Charles Berling), malgré la présence pesante de ses grands enfants – elle n’a jamais souhaité en avoir. Perfectionniste, Gabrielle n’a aucune patience pour la mollesse, le travail mal fait, l’absentéisme, le bruit. Elle exige des autres la même implacable rigueur qu’elle tente de s’appliquer à elle-même. Un perfectionnisme qui la coupe des autres, la couvre d’une carapace qui ne laisse passer aucune vulnérabilité. Après l’avoir observée, dans le cadre de la préparation d’un prochain roman, l’écrivaine Frida (Mélanie Thierry) explique avoir éprouvé un sentiment d’inutilité face à une figure si pragmatique, si ancrée dans l’action et le réel. Déjà dans son premier long-métrage, Les Amours d’Anaïs (2021), Charline Bourgeois-Tacquet faisait le portrait d’une jeune femme débordante d’énergie et de passion dont l’équilibre précaire menaçait de s’effondrer si elle ralentissait. Avec La Vie d’une femme, présenté en compétition au Festival de Cannes 2026, la réalisatrice prolonge le même geste, en le complexifiant. La caméra nerveuse accompagne toujours dans le mouvement la détermination sans faille de son héroïne, mais elle prend aussi le temps de sonder – dans des petits gestes, des regards – ses états d’âme. Il vous reste 50.87% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.