Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Industrie Industrie Industrie La préfecture des Bouches-du-Rhône est engagée dans une épreuve de force avec les deux liquidateurs du site en cours de fermeture, afin qu’ils redémarrent deux installations « essentielles » pour la lutte contre les incendies et la préservation de l’environnement. Elle a pris un nouvel arrêté en urgence, mardi soir. Article réservé aux abonnés Alors que l’avenir de l’usine Fibre Excellence de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) est désormais entre les mains du tribunal de commerce de Toulouse, qui décidera, mardi 15 septembre, s’il permet au producteur de pâte à papier en redressement judiciaire de continuer son activité pendant trois mois, le temps qu’un éventuel acheteur finalise une offre de reprise, une autre épreuve de force se joue ces derniers jours. Elle a lieu sur le site de Fibre Excellence à Tarascon (Bouches-du-Rhône), qui, lui, a été placé en liquidation judiciaire, mercredi 29 juillet. L’usine de Tarascon est classée Seveso seuil bas. Sa fermeture nécessite un long processus, à risque, d’évacuation des produits dangereux, de vidange et de mise à l’arrêt. Or, jeudi 3 septembre, le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski, a dû prendre un arrêté prescrivant des « mesures d’urgences » pour assurer la sécurité du site et de son environnement. En effet, une inspection a révélé que les deux liquidateurs nommés par le tribunal de commerce pour gérer la fermeture avaient mis à l’arrêt la « pomperie », pourtant essentielle dans la chaîne de défense incendie. De fait, ce système de pompage dans le Rhône attenant permet d’alimenter en eau tout le système d’extinction automatique – poteaux incendie, sprinklers, couronnes d’arrosage. Il vous reste 76.32% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.