Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Industrie Industrie Industrie Les 270 employés de l’usine de pâte à papier mise en liquidation, multiplient les actions pour pousser les pouvoirs publics à sauver leur site, dans un bassin d’emploi très fragile. Article réservé aux abonnés Les accès au pont suspendu qui enjambe le Rhône entre Tarascon (Bouches-du-Rhône) et Beaucaire (Gard) sont bloqués sur les deux rives. Lundi 3 août, une centaine de salariés de l’usine Fibre Excellence Provence filtre la circulation à l’aide de palettes de bois. Une action de terrain en forme de cri de désespoir pour les 270 employés – CDI, CDD et alternants — de ce site de pâte à papier dont le tribunal de commerce de Toulouse a prononcé la liquidation judiciaire mercredi 29 juillet. L’ambiance est calme, mais la colère affleure. « Nos dirigeants sont des menteurs », clame une banderole, traduisant la rancœur de salariés qui se disent « abandonnés par l’Etat » et par celui qu’ils surnomment « le voyou de l’Elysée », Emmanuel Macron, cible principal de leurs critiques. « Avec son ministre de l’économie, Roland Lescure, ils ont refusé le petit coup de pouce qui nous aurait sauvés », gronde Martine Barbier, 60 ans en novembre, dans sa chasuble jaune siglée « Fibre Excellence ». « Le président Macron veut réindustrialiser la France et il laisse couler une des deux dernières usines qui produisent de la pâte à papier dans ce pays ? C’est incompréhensible », s’étonne Frédéric Sanchez, délégué CFDT. Il vous reste 76.54% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
A Tarascon, les salariés de Fibre Excellence espèrent toujours « un miracle »
Les 270 employés de l’usine de pâte à papier mise en liquidation, multiplient les actions pour pousser les pouvoirs publics à sauver leur site, dans un bassin d’emploi très fragile.








