Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Afrique du Sud Afrique du Sud Afrique du Sud Trois décennies après la chute du régime ségrégationniste et la mise en place d’une commission vérité et réconciliation, des familles attendent toujours des réponses ou des réparations. Et elles n’hésitent plus à saisir la justice pour forcer la main au gouvernement. Article réservé aux abonnés Plus de soixante-six ans après le massacre de Sharpeville et la mort de son père, Paulina Ntsoaki Mathinye ne veut pas baisser les bras. La septuagénaire est l’une des trois plaignants à l’origine d’une action en justice visant à obtenir reconnaissance et réparation. « J’ai rejoint la procédure car je voulais simplement que ma douleur soit connue. Je voulais en parler haut et fort. » Lorsqu’elle repense au 21 mars 1960, elle revit toujours cette journée tragique comme l’enfant de 5 ans qu’elle était alors. Ce lundi-là, des milliers de personnes s’étaient rassemblées pacifiquement pour protester contre les lois de l’apartheid, au sein de Sharpeville, un township situé au sud de Johannesburg. Mais la police a ouvert le feu contre la foule. Officiellement, 69 victimes ont été tuées. Un bilan minimisé. Selon des recherches menées en 2023, il atteint au moins 91 morts. Le jour du drame, Paulina était dans la maison familiale, proche du lieu du rassemblement. « Ma mère m’avait prise dans ses bras pour que je puisse regarder par la fenêtre, et tout à coup j’ai vu des gens courir dans la rue, qui tentaient de fuir le chaos, raconte-t-elle en langue sotho, toujours émue. Mon père n’est jamais rentré cette nuit-là. » Il vous reste 77.66% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« Je voulais que ma douleur soit connue » : en Afrique du Sud, les victimes des crimes de l’apartheid se battent pour rouvrir les dossiers
Trois décennies après la chute du régime ségrégationniste et la mise en place d’une commission vérité et réconciliation, des familles attendent toujours des réponses ou des réparations. Et elles n’hésitent plus à saisir la justice pour forcer la main au gouvernement.







