Assassinat de Fédérico Martin Aramburu : au procès, Romain Bouvier refuse d'être catégorisé d'ultradroite
Il refuse d'être décrit comme un homme d'extrême droite. La parole a été donnée aux accusés au deuxième jour du procès de l'assassinat de l'ancien rugbyman Federico Martin Aramburu. Ce mardi 8 septembre, au matin, Romain Bouvier, jugé pour tentative d'assassinat, était à la barre.
Cet ancien étudiant en droit de l'université d'Assas, fils de bonne famille qui vivait dans son appartement tout proche de la rue des Saints-Pères, a tiré en premier le 19 mars 2022, sans pour autant tuer Federico Martin Aramburu. Devant le juge, il reconnaît être "bien né", avec une mère avocate pénaliste, une enfance avec des gens de la haute.
"Si je pouvais, je ferais marche arrière"Mais justement, cette éducation a fait de lui un étudiant en droit ouvert aux autres pas un facho. Il explique avoir fait partie du GUD, ce groupuscule d'ultra-droite depuis dissous, pendant six mois seulement. Quid de l'exemplaire de Mein Kampf retrouvé dans sa bibliothèque ? Il hausse les épaules, assurant : "Je ne lis pas l'allemand." Mais tout cela n'explique pas la statuette d'Hitler découverte dans son salon.
En revanche, pour la quinzaine d'armes et le millier de munitions découvertes dans des caisses de champagne, l'accusé brandit son obsession de collectionneur. Mais tout de suite, il ajoute : "Aujourd'hui, ces armes me dégoûtent."











