Tôt ce mardi 8 septembre, deux voleurs ont mis la main sur quatre toiles, dont deux qu’ils ont abandonnées dans leur fuite. Le préjudice pour l’établissement est estimé à neuf millions d’euros. Ce vol a eu lieu un an après le casse du musée du Louvre à Paris. Photo Valery Hache/AFP Par Télérama, avec AFP Publié le 08 septembre 2026 à 10h58 Mis à jour le 08 septembre 2026 à 11h51 Un vol qui ressemble tristement à d’autres. Deux hommes ont dérobé tôt mardi matin « quatre œuvres d’art » du musée Renoir de Cagnes-sur-Mer sur la Côte d’Azur, dont une qu’ils ont dû abandonner dans leur fuite, a annoncé le maire RN de la ville, où le célèbre peintre impressionniste a fini ses jours. « Repérés grâce aux caméras de vidéoprotection de la ville, les deux individus ont pris la fuite, abandonnant dans leur course deux des tableaux dérobés », a affirmé le maire, Bryan Masson, dans un communiqué, estimant à neuf millions d’euros la valeur des œuvres volées dans ce musée-atelier entouré d’un jardin planté d’oliviers. « L’alarme du musée s’est déclenchée à 5h48. À 5h53, soit cinq minutes plus tard, notre police municipale était sur place », a précisé l’élu d’extrême droite, qui a estimé que « s’attaquer au musée Renoir, c’est s’attaquer à une part de l’histoire et du patrimoine de Cagnes-sur-Mer. Ces faits sont particulièrement graves ». Sécurité des musées, une priorité Ce vol a eu lieu près d’un an après le casse retentissant au Louvre, le musée le plus fréquenté du monde, en plein Paris. En quelques minutes, huit joyaux de la couronne de France disparaissent, dont le diadème de l’impératrice Eugénie, retrouvé plus tard très endommagé. Un préjudice estimé à 88 millions d’euros, selon le musée. À lire aussi : “Voici la fenêtre par laquelle ils sont entrés” : au Louvre, la galerie d’Apollon rouvre neuf mois après le casse Depuis, le ministère français de la Culture a fait de la sécurité des musées une priorité, que l’actualité se charge régulièrement de rappeler. Fin juillet, un collier en or appartenant au Trésor de Vix, datant de l’époque celte et enfoui il y a 2 500 ans en Bourgogne, dans l’est de la France, avait été dérobé en pleine matinée dans un musée de Châtillon-sur-Seine, déjà visé par deux précédentes tentatives de cambriolage. Début juillet au nord de Strasbourg, des voleurs avaient également mis la main sur des pièces de joaillerie au musée Lalique de Wingen-sur-Moder. Préjudice estimé : plus de 4,5 millions d’euros. Des œuvres retirées des vitrines ? Dans un plan de trente-trois mesures dévoilé en juillet, le ministère de la Culture recommande notamment de retirer temporairement certaines pièces des vitrines. Il s’agit de « mettre à l’abri, dans des lieux adaptés qui seront identifiés pour chaque département, les objets les plus vulnérables dans l’attente de la sécurisation de leur présentation », avait-il expliqué dans un communiqué. Créé en 1960, le musée Renoir de Cagnes-sur-Mer, non loin de Nice, a pris place dans la dernière demeure du peintre Pierre-Auguste Renoir (1841-1919). Aujourd’hui, outre le mobilier originel, le musée Renoir expose des objets, des meubles ayant appartenu à Renoir dont son chevalet et son fauteuil roulant, ainsi que des portraits, des paysages, des nus peints par l’artiste. À lire aussi : Vols à répétition, fréquentation en chute libre : quel avenir pour le musée Président-Jacques-Chirac ? Arts Musées Économie de la culture Politique culturelle Le magazine en format numérique Lire le magazine Les plus lus