Deux voleurs sont parvenus à s’introduire à l’aube mardi dans le musée Renoir de Cagnes-sur-Mer, sur la Côte d’Azur et à dérober quatre œuvres, dont deux ont été retrouvées dans le parc, après ce cambriolage qui relance la question de la sécurisation des musées français.Le vol dans ce musée municipal aménagé dans une villa située sur les hauteurs de Cagnes-sur-Mer, non loin de Nice (sud-est), où le peintre impressionniste Pierre-Auguste Renoir (1841-1919) a vécu les dernières années de sa vie, s’est déroulé peu avant 6 h (minuit au Québec) en moins de cinq minutes.Le commando était, semble-t-il, « bien équipé et bien renseigné », selon le maire de la commune, Bryan Masson. « Ils étaient équipés d’une scie métallique et ils ont découpé les pistons qui tenaient les cadres des œuvres de Renoir », a-t-il détaillé lors d’une conférence de presse.« Les sirènes du musée et de la police ont poussé les cambrioleurs à se précipiter, à dérober seulement quatre œuvres du musée Renoir sur les douze » de l’établissement, a expliqué l’élu d’extrême droite.

Une fois les alarmes déclenchées, informant simultanément la police nationale et la police municipale, cette dernière « est intervenue en moins de cinq minutes ».Deux œuvres restent ainsi recherchées, précise la mairie de Cagnes : Madame Colonna Romano et Jeune femme au puits, deux huiles du maître de l’impressionnisme.Quant aux deux tableaux récupérés, il s’agit des portraits Madame Pichon et Coco lisant, très célèbre représentation du fils de Renoir, avec ses longs cheveux blonds.« Une part du patrimoine »Les toiles « représentaient les quatre plus grosses valeurs du musée », précise le parquet de Marseille en charge de l’enquête après le dessaisissement du parquet de Grasse.Les investigations ont été confiées au service interdépartemental de police judiciaire des Alpes Maritimes et à l’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels, basé dans les Hauts-de-Seine.M. Masson n’a toutefois pas voulu donner une nouvelle estimation du préjudice alors qu’il avait dans un premier temps évoqué la somme de 9 millions d’euros (14,4 millions de dollars canadiens).« S’attaquer au musée Renoir, c’est s’attaquer à une part de l’histoire et du patrimoine de Cagnes-sur-Mer », avait préalablement dénoncé M. Masson dans un communiqué.