"Le management n'a fait qu'appliquer les ordres" : pourquoi le personnel féminin du monument a été écarté de la tour Eiffel lors d'une visite du mouvement hindou

"Une discrimination sexuelle extrêmement grave", des salariés "extrêmement choqués" et "des femmes qui se sentent naturellement humiliées". Au lendemain d'une journée de grève des salariés indignés par l'éviction du personnel féminin lors d'une visite dispensée à un groupe religieux hindou, la tour Eiffel doit rouvrir mardi 8 septembre à 9h30, comme l'a confirmé sur RTL, Diane Davoine, secrétaire CGT au CSE de la société d'exploitation (SETE) du monument parisien.

Une délégation du Bochasanwasi Akshar Purushottam Swaminarayan Sanstha (BAPS), réputé particulièrement conservateur aux yeux d'une partie de la diaspora indienne, a visité samedi la "Dame de Fer", au niveau du deuxième étage. Lundi, le personnel de la tour Eiffel s'est donc mis en grève, dénonçant des "consignes" reçues ayant conduit à évincer les salariées lors de cette visite. Gouvernement et candidats à l'élection présidentielle se sont également offusqués. Le maire socialiste de Paris Emmanuel Grégoire a lui promis une enquête "dans les plus brefs délais".

Si les visites de ce genre sont assez courantes selon Diane Davoine, la difficulté est venue du fait qu'"au moins une partie de la délégation, avec des convictions religieuses qui lui appartiennent, ne pouvait pas entrer en contact avec les femmes". "Il a été demandé aux femmes de s'éloigner, parfois de se confiner dans des endroits pour ne pas être à la vue de cette délégation", raconte-t-elle.