Des piétons près de la tour Eiffel, le 22 juin 2026. JULIEN DE ROSA / AFP

La tour Eiffel est restée fermée lundi 7 septembre en raison d’une grève des salariés, « choqués » par la mise à l’écart d’employés femmes lors d’une visite d’une délégation hindoue samedi. Dans un communiqué transmis à l’Agence France-Presse (AFP) par le syndicat CGT, le personnel a dénoncé des « consignes professionnelles qui ont conduit les femmes salariées à être écartées, remplacées et rendues invisibles en raison de leur sexe ».

« Des consignes ont été données aux femmes salariées de la tour Eiffel et aux femmes salariées des entreprises prestataires de s’invisibiliser afin d’accueillir cette délégation », relate le personnel, indigné de s’être retrouvé dans une situation « grave et profondément contraire aux valeurs d’égalité et de non-discrimination ».

La Société d’exploitation de la tour Eiffel (SETE) a reconnu que la délégation hindoue avait demandé que la visite soit organisée en limitant les « interactions avec les femmes » et a admis que « ces conditions n’auraient pas dû être acceptées ». « Elles ne sont conformes ni aux valeurs de la SETE, ni aux principes d’égalité entre les femmes et les hommes », a-t-elle ajouté, promettant d’en tirer « toutes les conséquences ».