Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Intelligence artificielle Intelligence artificielle Intelligence artificielle La start-up française d’intelligence artificielle, accusée par certains experts d’avoir abandonné la course face aux Américains et aux Chinois pour se développer dans les data centers et les services, assure ne pas avoir renoncé à produire des modèles de pointe. Elle signe sa plus grosse levée de fonds et voit Samsung entrer dans son capital. Read in English Article réservé aux abonnés Trois milliards d’euros. Le montant annoncé, mardi 8 septembre, par Mistral AI, est un record pour une levée de fonds, hors Bourse, d’une société de technologie européenne, s’est félicité l’entreprise dans un communiqué. A titre de comparaison, la start-up tricolore d’intelligence artificielle (IA) n’avait jusqu’ici amassé « que » 2,7 milliards d’euros depuis sa création, en avril 2023. Sa valorisation grimpe ainsi à 21 milliards d’euros, contre 11,7 milliards lors de son dernier tour de table, en septembre 2025. Parmi les nouveaux actionnaires figurent deux noms prestigieux : le géant sud-coréen Samsung, chef de file de cette levée de fonds, et le fonds Scale-up Europe, lancé par la Commission européenne pour favoriser l’émergence de champions locaux d’IA. Toutefois, ce nouvel apport d’argent survient, paradoxalement, à un moment où ont été émis, depuis l’été 2026, des doutes quant à l’évolution de la stratégie de la pépite française, souvent présentée comme l’un des principaux espoirs, pour l’Europe, d’exister dans l’IA face aux géants américains et chinois. « Il y a trois ans, Mistral incarnait une promesse simple : l’Europe aurait son propre laboratoire de premier plan, capable de rivaliser avec OpenAI et Anthropic », mais aujourd’hui la start-up « vend du calcul et héberge des modèles chinois », a critiqué, dans un billet paru dans le Journal du Net le 17 août, Pierre-Louis Biojout, un entrepreneur tech installé à San Francisco (Californie). Il vous reste 77.87% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Mistral AI annonce une levée de fonds à 3 milliards d’euros en réponse aux doutes sur l’évolution de sa stratégie
La start-up française d’intelligence artificielle, accusée par certains experts d’avoir abandonné la course face aux Américains et aux Chinois pour se développer dans les data centers et les services, assure ne pas avoir renoncé à produire des modèles de pointe. Elle signe sa plus grosse levée de fonds et voit Samsung entrer dans son capital.














