Après le voile, le Rassemblement national s'attaque à l'abaya. Le port de cette tenue féminine populaire en Arabie saoudite, dans le Golfe persique ou encore en Afrique du Nord, est interdit dans tous les établissements scolaires publics français depuis la rentrée 2024.

Selon le ministre de l'Éducation nationale de l'époque, Gabriel Attal, l'abaya est un symbole d'appartenance religieuse, à l'islam en l'occurrence, et contrevient au principe de laïcité, ce que contestent plusieurs représentants du culte musulman en France.

Le débat s'est invité dans la campagne présidentielle en cette rentrée scolaire quand la députée insoumise Mathilde Panot a été interrogée sur un plateau télé au sujet d'une levée de cette interdiction en cas de victoire de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle.

"Oui, bien sûr", a-t-elle affirmé, jugeant cette mesure "absurde" en rebondissant sur les images de "deux jeunes filles qui arrivaient avec exactement la même robe achetée exactement au même endroit, mais comme l'une avait l'air arabe on lui interdisait l'entrée", et pas l'autre. Un peu plus tôt, le candidat insoumis avait Si Jean-Luc Mélenchon avait déclaré lors d'un discours devant des militants que "ceux qui sont musulmans et docteurs de la foi ont dit que l'abaya n'est pas une tenue islamiste".