Temps de Lecture 5 min.

Article réservé aux abonnés

DécryptageProgrammes de kermesses, menus de restaurants, annonces de concerts… Les affiches générées par intelligence artificielle ont fleuri dans l’espace public cet été. Une prolifération dénoncée en ligne, en particulier chez les graphistes professionnels, et qui traduit un mouvement plus profond de défiance face à ces technologies.

Pendant ses vacances, Léa Pixels a eu mal aux yeux. « Je suis partie en van sur la côte Atlantique. C’est là où je me suis dit : “Ah oui, il y a un sujet sur l’IA et les flyers.” Il y en avait tellement dans les rues, dans les magasins… », se souvient cette dessinatrice indépendante de Metz, qui tient à garder son pseudonyme.

En rentrant, la trentenaire dessine donc un « coup de gueule » contre les commerçants utilisant de l’intelligence artificielle (IA) générative, qu’elle poste sur Instagram le 25 août. Elle reprend pour cela l’image de deux influenceurs qui avaient déployé une banderole en haut de l’Empire State Building, à New York, début juillet. Sous ses traits, le couple proclame qu’il n’ira pas « à ton événement si l’affiche est faite avec de l’IA ».