Il a fait irruption, avec fracas, en deuxième semaine. Dernier Français en lice à l'US Open, le 87ᵉ mondial Arthur Géa dispute lundi 7 septembre un huitième de finale qui peut le faire entrer du même coup dans le top 50 et dans les livres d'histoire, en cas de victoire contre le Néerlandais Botic van de Zandschulp (70e).

Battu au troisième tour des qualifications par l'Américain Nishesh Basavareddy (3-6, 1-6), le joueur de 21 ans a néanmoins intégré le tableau principal à la faveur du forfait du Norvégien Casper Ruud. Trois marathons plus tard, le voici en passe de devenir le premier "lucky loser", comme on surnomme les repêchés, à se hisser en quarts de finale d'un tournoi du Grand Chelem depuis le début de l'ère Open (inaugurée en 1968).

"J'imagine que mon karma, maintenant sera positif", rigolait-il auprès de L'Equipe fin juillet, après avoir été contraint de rater le Challenger 125 de Bloomfield Hills en raison de nombreux soucis d'avion, entre orages, retards et bagages perdus, sachant qu'il avait déjà été sur la touche au printemps en raison de problèmes de santé. Depuis ? Cette mésaventure a poussé le finaliste du Challenger 75 de Granby (Canada) à se rabattre sur le tournoi ATP 250 de Los Cabos au Mexique, qu'il a remporté en dépit de suspicions de contrebande de la part de douaniers à cause de ses nombreuses tenues de son sponsor, Lacoste, à son arrivée sur place.