Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Russie Russie Russie Pour la première fois depuis l’invasion de l’Ukraine en février 2022, les Russes élisent leurs députés entre les 18 et 20 septembre. Orchestré par le Kremlin, ce scrutin n’a pas d’enjeu électoral et est avant tout un instrument pour mobiliser à la guerre. Read in English Article réservé aux abonnés Par deux fois, cette semaine, Vladimir Poutine l’a répété : quatre ans et demi après l’invasion de l’Ukraine par les troupes du Kremlin, il n’y aura pas de nouvelle mobilisation militaire en Russie. « A ce jour, il n’existe aucun scénario qui nécessiterait une mobilisation », a assuré le président russe, jeudi 3 septembre, lors d’un forum économique à Vladivostok. Comme souvent dans les discours de l’ancien agent du KGB, rompu aux manipulations derrière les mots, tout est dans le détail des expressions choisies. Vladimir Poutine a bien précisé : « à ce jour ». C’est-à-dire à quinze jours des élections des députés de la Douma d’Etat qui, premières législatives depuis le début de la guerre, se tiendront du 18 au 20 septembre. Ces élections sont gagnées d’avance par Russie unie, le parti du Kremlin. Toute opposition, notamment contre la guerre, a été écartée. Mais ce n’est pas un hasard si Vladimir Poutine a pris l’initiative de parler de possible mobilisation générale, quatre ans après la mobilisation partielle qui, à l’automne 2022, avait provoqué une vague de panique dans les familles russes et de départ d’hommes poussés à se cacher à l’étranger ou dans leur datcha, leur maison à la campagne. « C’est une attaque informationnelle de la part de l’ennemi avant des élections à la Douma, avec une tentative d’influer sur leur résultat », a affirmé le président pour tenter de rassurer la population. Il vous reste 82.68% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.