Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement L'époque L'époque L'époque Un apéro avec... Un apéro avec... Un apéro avec... Chaque semaine, « L’Epoque » paie son coup. Le directeur de la création parfum de Dior compose les odeurs comme il écrirait un roman ou un opéra. Pour ce touche-à-tout exigeant, qui s’illustre également au travers de performances olfactives sur scène, l’œuvre ne se limite pas à une fragrance. Article réservé aux abonnés Fin juin. Paris étouffe sous la canicule. Sa silhouette filiforme d’adolescent apparaît. Le dress code s’est adapté : short sable impeccablement coupé, sandales de cuir, polo en laine. Une élégance sans effort, loin des uniformes de circonstance. Difficile de ne pas penser à sa dernière apparition publique : au Pavillon Gabriel, lors de la cérémonie de la Fragrance Foundation, sa jupe noire avait fait sensation dans un petit monde du parfum plutôt conformiste. Petit-fils d’un tailleur arménien, Francis Kurkdjian nourrit depuis toujours une passion pour la mode. Il en aurait volontiers fait son métier, sans une relation compliquée avec le dessin. Pour notre rendez-vous, le parfumeur de 57 ans a choisi Cravan, le bar imaginé par le designer belge Ramy Fischler, boulevard Saint-Germain, à Paris. Dans cette maison du XVIIᵉ siècle aux allures de club feutré, il se sent chez lui. « Je prends rarement le temps de m’arrêter avant le dîner, mais j’aime bien ce lieu chaleureux », glisse-t-il. La dernière fois, il y célébrait la remise de la Légion d’honneur à son amie la cheffe Anne-Sophie Pic. Quelques semaines plus tard, en juillet, c’était à son tour d’être élevé au grade de chevalier. Il vous reste 85.61% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.