Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement M Campus M Campus Écoles d'ingénieurs Écoles d'ingénieurs Écoles d'ingénieurs Dans « Admis », documentaire disponible sur France.tv, le réalisateur Charlie Nazmjou, lui-même ancien élève d’une école d’ingénieurs, montre comment se fabrique l’entre-soi propre aux grandes écoles, « avec ses rites, ses hiérarchies et ses violences, qui poussent les étudiants à faire des excès pour s’intégrer ». Article réservé aux abonnés Comment s’intégrer et être reconnu dans un groupe quand on est un tout jeune adulte ? Jusqu’où aller pour monter dans la hiérarchie symbolique entre étudiants d’une grande école ? C’est à ces questions que le réalisateur Charlie Nazmjou, 28 ans, s’attaque dans Admis, documentaire de soixante-dix minutes disponible depuis le 31 août sur France.tv, et qui sera diffusé fin septembre sur France 2. A travers le portrait d’Olivier, 17 ans au début du film, le réalisateur montre les coulisses de l’intégration dans une grande école d’ingénieurs. Coupé de ses repères familiaux, l’étudiant cherche à s’intégrer et à acquérir un nouveau rôle social. Il entre dans l’association qui gère le bar de l’école, et participe petit à petit à un système qui le dépasse. Le réalisateur, lui-même ancien étudiant dans cette école d’ingénieurs, ne propose pas un réquisitoire à charge contre des « traditions » de grandes écoles flirtant parfois avec le bizutage (interdit depuis 1998), ou contre un établissement en particulier – en l’occurrence l’Institut national des sciences appliquées (INSA) de Rennes. Son idée est de raconter, à hauteur d’étudiant, comment, dans ces grandes écoles, le désir d’appartenance pousse les individus à dépasser leurs limites, à se conformer aux lois du groupe, à subir ou à infliger certaines humiliations parfois. Entretien. Vous avez vous-même été élève dans cette école d’ingénieurs. Pourquoi avoir choisi d’y revenir avec votre caméra ? Il vous reste 81.21% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.