Brasilia "attend fermement que le dialogue technique en cours permette de parvenir à une solution rapide, objective" qui "reconnaît de manière adéquate les garanties offertes par le pays".

Publié le 04/09/2026 07:49

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Un boucher à Rio de Janeiro, au Brésil, le le 6 décembre 2024. (MAURO PIMENTEL / AFP)

Le Brésil grince des dents. Le pays a exprimé, jeudi 3 septembre, sa "profonde préoccupation" au premier jour de la suspension des importations de volaille et de bœuf par l'Union européenne, qui réclame des garanties sur le respect de ses règles sanitaires. La Commission européenne reproche au géant latino-américain de ne pas avoir apporté de garanties suffisantes sur la conformité de ses produits avec les règles européennes contre l'utilisation abusive d'antibiotiques dans l'élevage.Brasilia "attend fermement que le dialogue technique en cours permette de parvenir à une solution rapide, objective, transparente et fondée sur des critères scientifiques", ont déclaré les ministères des Affaires étrangères et de l'Agriculture brésiliens dans un communiqué. Ils espèrent qu'une telle solution "reconnaisse de manière adéquate les garanties offertes par le pays et demeure à l'abri de pressions de nature protectionniste".L'UE veut donner des gages de sa vigilance, alors qu'elle a été vivement critiquée par le secteur agricole et la France après avoir signé en janvier 2026 un accord de libre-échange avec les pays latino-américains du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay). Le Brésil a été retiré en mai d'une liste de pays respectant les règles de l'UE relatives à l'utilisation intensive d'antibiotiques dans l'élevage, sous la pression du secteur après la signature de l'accord.