Lors d’une manifestation pour la protection du vote par correspondance, devant le tribunal fédéral de district de Boston, le 3 septembre 2026. JOSH REYNOLDS/AP CONTENT SERVICES FOR DELTA SIGMA THETA SORORITY, INC.
L’administration Trump a de nouveau demandé, jeudi 3 septembre, à la Cour suprême des Etats-Unis, majoritairement conservatrice, de lui permettre d’appliquer un décret présidentiel visant à encadrer plus strictement le vote par correspondance, à deux mois des cruciales élections de mi-mandat. Il s’agit de la dernière salve en date dans une bataille judiciaire qui s’intensifie, à quelques jours de l’envoi aux électeurs des premiers bulletins de vote par correspondance dans certains Etats.
Donald Trump dénonce régulièrement la possibilité, dans de nombreux Etats américains, de voter par correspondance. Il cite cette modalité de vote comme l’une des raisons principales de sa défaite – qu’il ne reconnaît toujours pas – en 2020, face au démocrate Joe Biden. Il a signé, le 31 mars, un décret destiné à encadrer plus sévèrement le vote par correspondance, une mesure contestée en justice par un groupe d’Etats gouvernés par les démocrates et une organisation d’électrices.
Sans se prononcer sur le fond, la Cour suprême lui avait accordé un succès provisoire, le 24 août, en autorisant jusqu’à nouvel ordre l’entrée en vigueur du décret. Les six juges conservateurs de la plus haute juridiction du pays, contre l’avis des trois progressistes, avaient estimé que la suspension du décret par un tribunal fédéral était prématurée puisque la poste américaine (USPS) n’avait pas encore publié ses règles d’application du texte.















