Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Politique Politique Politique La France insoumise (LFI) La France insoumise (LFI) La France insoumise (LFI) Analyse Julie Carriat Héritage, logement, congés… : dans un essai paru fin août, la députée La France insoumise du Val-de-Marne Clémence Guetté entend transformer les liens amicaux en droits sociaux. Ce vieil idéal révolutionnaire est toutefois difficile à concilier avec les réalités du pouvoir. Publié le 03 septembre 2026 à 06h00 Temps de Lecture 4 min. Read in English Article réservé aux abonnés Dans cette campagne présidentielle, certains martèlent l’importance de la famille face à l’hiver démographique qui vient. D’autres préfèrent miser sur un autre lien, sans descendance, mais jugé fécond politiquement : l’amitié, érigée en domaine d’invention de solidarités nouvelles. Au sein de La France insoumise (LFI), la députée du Val-de-Marne Clémence Guetté a publié le 27 août un livre au titre transparent : Pour une politique de l’amitié (La Découverte, 160 pages, 14 euros). L’ouvrage revendique cette opposition : « Contre l’extrême droite et les réactionnaires de tout poil, qui font de la famille (française) l’alpha et l’oméga de toutes leurs propositions », il s’agit de valoriser l’amitié comme un lien choisi et une alternative au couple et à la famille, digne d’obtenir des droits équivalents. Ce faisant, Clémence Guetté ajoute un volet politique à une littérature qui foisonne depuis le début des années 2020 sur l’amitié et son retour en grâce, après des décennies de prééminence de l’amour romantique dans les imaginaires. « Dans les années 1980, le fait qu’il n’y ait pas de sexe rendait l’amitié absolument inintéressante », mesure l’historienne des sensibilités Anne Vincent-Buffault, autrice d’Une histoire de l’amitié (Bayard, 2010). Il vous reste 82.18% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.