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Suisse
Publié le 03 septembre 2026 à 05:04. / Modifié le 07 septembre 2026 à 06:06.
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Une crise historique vaut bien un néologisme. Jusqu’ici, Weingraben était un village autrichien proche de la frontière hongroise, riche d’une longue histoire et peuplé d’environ 350 habitants. Désormais, pour beaucoup, c’est une nouvelle facette du fameux Röstigraben qui oppose Alémaniques et Romands sur à peu près tout, et en l’occurrence sur la vigne et le vin. La consommation chute brutalement. Mondial, le phénomène a déjà gagné le pays, et même la Suisse romande. Il ne faiblira pas. Conséquence de cette crise: dans les cantons du Valais, de Vaud et de Genève, les cuves sont pleines et les prix s’effondrent.Au moment où les vignerons récoltent un millésime précoce mais prometteur, beaucoup savent déjà qu’ils ne rentreront pas dans leurs frais. Certains ne recevront même rien, pour la deuxième année consécutive. Ils ne tiendront plus très longtemps. Les encaveurs sont eux aussi en difficulté. Ils se font la guerre sur un marché où leurs produits les moins chers ne peuvent plus concurrencer les vins importés. Depuis une année, et avec le soutien du ministre de l’Economie, Guy Parmelin, les Romands tentent de ressusciter une vieille idée teintée de protectionnisme: conditionner les droits d’importation à l’achat de raisin suisse.






