Jusqu'où ira l'escalade avec Moscou ? L'Europe dénonce des attaques hybrides russes de plus en plus nombreuses et dangereuses, mais ses différentes ripostes, mêlant sanctions et mesures diplomatiques, ne semblent jusqu'ici pas dissuader la Russie.

Mardi, l'Allemagne a accusé la Russie d'être derrière une tentative d'attentat avec des drones chargés explosifs à l'aéroport de Leipzig, où transite de l'aide européenne pour soutenir l'Ukraine contre l'armée de Moscou. C'est le dernier épisode en date d'opérations sous le seuil de la guerre ouverte que les capitales européennes attribuent à Moscou.

Berlin a en conséquence fermé un consulat, un centre culturel et demandé plus de sanctions économiques, appuyé par les autres capitales.

"La France est pleinement solidaire de l'Allemagne", a réagi sur le réseau X le président français, Emmanuel Macron, dont le gouvernement a convoqué le chargé d'affaires russe à Paris. "Le gouvernement allemand a pris des mesures fermes. Et le message est clair: les attaques hybrides ne resteront pas sans réponse", a quant à elle affirmé la cheffe de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

Mais dénoncer publiquement, expulser des diplomates, fermer des consulats, adopter des sanctions, saisir des pétroliers de la flotte fantôme russe... les Européens le font déjà, sans que diminuent pour autant les attaques attribuées à la Russie, qui récuse systématiquement son implication.