Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Cinéma Cinéma Cinéma Situé dans Rome hors des sentiers battus, le long-métrage, plein de charme et de beauté, avec Alba Rohrwacher et Elio Germano, est habité par la douleur et la mélancolie. Article réservé aux abonnés L’AVIS DU « MONDE » – À NE PAS MANQUER Isabel Coixet n’aime pas suivre les chemins trop balisés. Il n’y a qu’à regarder ses films ou ses séries pour s’en convaincre. Quel que soit leur degré de réussite, ils parviennent toujours à se démarquer des scripts les plus rebattus, comme si la cinéaste espagnole avait à cœur de tracer sa propre voie. Son précédent long-métrage, Un amor (2023), empruntait ainsi autant au thriller rural qu’à la romance pour se terminer sur un drôle de solo de danse cathartique. C’est peut-être pour cela que, depuis une trentaine d’années, sa filmographie est si surprenante, voyageant aussi bien entre les pays (Espagne, Etats-Unis, Canada, Royaume-Uni, Japon, Norvège, France…) qu’entre les genres. Eminemment libre. Isabel Coixet aime apporter à ses récits et à ses personnages une touche de fantaisie ou d’excentricité. Dans son nouveau film, Trois adieux, tourné à Rome – les quartiers périphériques, pas le centre « carte postale » –, Marta (Alba Rohrwacher), une professeure de sport qui vient d’être quittée par son compagnon, Antonio (Elio Germano), abrite chez elle la silhouette découpée grandeur nature d’un chanteur de K-pop, Jirko, dont elle fait son confident et ami imaginaire. Il faut dire que la quadragénaire a bien besoin d’une présence réconfortante au quotidien. Isolée après sa rupture, elle souffre d’un manque d’appétit, de douleurs et d’une altération de son palais, symptômes d’un mal bien plus grave qui la ronge. Il vous reste 64.15% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.