Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Politique Politique Politique Élection présidentielle 2027 Élection présidentielle 2027 Élection présidentielle 2027 Chronique Solenn de Royer La disparition de l’ancien premier ministre de cohabitation de François Mitterrand, défait par Jacques Chirac en 1995, est riche d’enseignements à l’aube d’une nouvelle campagne présidentielle, estime dans sa chronique Solenn de Royer, journaliste au « Monde ». Publié le 02 septembre 2026 à 15h00, modifié le 03 septembre 2026 à 00h40 Temps de Lecture 4 min. Article réservé aux abonnés La disparition d’une femme ou d’un homme d’Etat, parmi ceux qui ont marqué leur époque, dit toujours, en miroir, quelque chose du présent. A l’aube d’une nouvelle campagne, la trajectoire d’Edouard Balladur, mort le 31 août à l’âge de 97 ans, et son échec à l’élection présidentielle de 1995 offrent un certain nombre de leçons aux prétendants d’aujourd’hui. Archi-favori, engrangeant soutiens et ralliements de la part de courtisans empressés, le premier ministre de cohabitation de François Mitterrand, entré en dissidence contre son « ami de trente ans », le président du Rassemblement pour la République (RPR), Jacques Chirac, était donné gagnant par la plupart des observateurs : « Pour l’opinion, l’élection présidentielle est déjà jouée », écrivait, le 12 janvier 1995, le politiste Jérôme Jaffré, en une du Monde. On connaît la suite, devenue un cas d’école de la vie politique française : au tréfonds des sondages à l’automne 1994, le maire de Paris amorçait sa remontée au début de l’année suivante, inversait le rapport de force fin février et se qualifiait pour le second tour face à Lionel Jospin. Edouard Balladur terminait troisième, avec 18,58 % des voix. « L’homme qui a cru devenir président », titrait Le Républicain lorrain. Alors qu’en vue du scrutin de 2027, qui suscite une multitude de candidatures, les sondages sont érigés en juges de paix, les enseignements de 1995 incitent à une grande prudence : si elles photographient un rapport de force à un moment donné, les enquêtes de la fin de l’été annoncent rarement le vainqueur du printemps, les Français ayant de surcroît une propension à vouloir se délivrer des scénarios écrits d’avance. Il vous reste 73.18% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« La trajectoire d’Edouard Balladur offre un certain nombre de leçons aux prétendants d’aujourd’hui »
CHRONIQUE. La disparition de l’ancien premier ministre de cohabitation de François Mitterrand, défait par Jacques Chirac en 1995, est riche d’enseignements à l’aube d’une nouvelle campagne présidentielle, estime dans sa chronique Solenn de Royer, journaliste au « Monde ».












