Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Cinéma Cinéma Cinéma Pour son premier long-métrage, la réalisatrice allemande Sarah Miro Fischer interroge la puissance des liens familiaux et la responsabilité lorsque surviennent des accusations de violences sexuelles. Article réservé aux abonnés L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR Que faire quand son propre frère est accusé de viol ? Faut-il le soutenir envers et contre tous ? Lui tourner le dos ? Tenter d’écouter toutes les parties pour se faire son propre avis ? Ce dilemme moral, Rose (Marie Bloching) y est confrontée dans The Good Sister, le premier long-métrage de la réalisatrice allemande Sarah Miro Fischer. La jeune femme qui traverse une rupture amoureuse trouve du réconfort et un toit chez son frère Sam (Anton Weil), avec qui elle est très complice. Mais une nuit, alors qu’elle dort dans le canapé, elle entend des bruits dans la chambre d’à côté, sans pouvoir distinguer ce qu’il s’y passe vraiment. Quelques jours plus tard, là voilà contactée par la police. Son frère est accusé d’avoir violé, cette nuit-là, une jeune femme rencontrée un peu plus tôt. Lui plaide que leur rapport sexuel était consenti. En concentrant son attention sur le personnage de Rose, The Good Sister fait un pas de côté pour sortir de la seule confrontation entre agresseurs et victimes, qui se termine souvent en parole contre parole au détriment des secondes. Le film pose ainsi la question de la responsabilité de tout un chacun quand surviennent des accusations de violences sexuelles. Jusqu’où se sentir concerné ? Comment agir ? A travers ce portrait de femme, Sarah Miro Fischer filme une trajectoire morale. D’un réflexe de soutien à une personne qu’elle aime et connaît au quotidien comme quelqu’un de doux et aimant, Rose est peu à peu gagnée par le doute. Il vous reste 50.7% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« The Good Sister » : jusqu’où aller pour protéger un frère
Pour son premier long-métrage, la réalisatrice allemande Sarah Miro Fischer interroge la puissance des liens familiaux et la responsabilité lorsque surviennent des accusations de violences sexuelles.









