Publié le 02 septembre 2026 à 04:48.

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L’Assemblée nationale du Nicaragua a approuvé mardi à l’unanimité une réforme constitutionnelle empêchant les opposants de participer aux élections, verrouillant un peu plus le pouvoir du président Daniel Ortega.Cette réforme a une portée essentiellement symbolique dans un pays où les opposants ont été emprisonnés ou contraints à l’exil et où seuls des partis mineurs alignés sur le gouvernement subsistent aux côtés du Front sandiniste de libération nationale (FSLN) de Daniel Ortega.

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La nouvelle Constitution adoptée en 2025 à l’instigation du dirigeant et de son épouse, Rosario Murillo, avait déjà interdit la participation de partis politiques n’ayant pas «la même ligne idéologique que le FSLN». Cette réforme avait également repoussé d’un an, à novembre 2027, le scrutin législatif qui aurait dû se tenir en novembre 2026.Mardi, le parlement monocaméral réuni en session extraordinaire à León (à 90 km au nord-ouest de Managua), a allongé à sept ans le mandat présidentiel, dont la durée était passée de cinq à six ans en 2025. En pratique, la nouvelle réforme exclut des élections ceux qui participent à des «actes putschistes» ou de «trahison de la patrie» ou qui sollicitent une «intervention militaire» étrangère.