Des députés de l’Assemblée nationale du Nicaragua, aux côtés de policiers, d’étudiants et d’agriculteurs, lors d’une séance visant à approuver des réformes constitutionnelles, à Leon, le 1ᵉʳ septembre 2026. EL 19 DIGITAL VIA AFP

L’Assemblée nationale du Nicaragua a approuvé à l’unanimité, mardi 1er septembre, une réforme constitutionnelle voulue par le président, Daniel Ortega, empêchant les opposants de participer aux élections, a annoncé le chef du Parlement, Gustavo Porras.

L’amendement exclut des élections ceux qui participent à des « actes putschistes » ou de « trahison de la patrie » ou qui sollicitent une « intervention militaire » étrangère. M. Ortega a fait valoir que cette mesure protégeait le Nicaragua d’une ingérence de Washington, qu’il accuse d’avoir cherché à le renverser à travers un mouvement de manifestations en 2018, dont la répression avait fait environ 350 morts, selon l’ONU.

Cette réforme a une portée essentiellement symbolique dans un pays où les opposants ont été emprisonnés ou contraints à l’exil et où seuls des partis mineurs alignés sur le gouvernement subsistent aux côtés du Front sandiniste de libération nationale (FSLN) de M. Ortega.

La nouvelle Constitution adoptée en 2025 à l’instigation du dirigeant et de son épouse, Rosario Murillo, avait déjà interdit la participation de partis politiques n’ayant pas « la même ligne idéologique que le FSLN ». Cette réforme avait également repoussé d’un an, à novembre 2027, le scrutin législatif qui aurait dû se tenir en novembre 2026.