Dans l’espoir de rendre l’État plus « efficace », les caquistes se sont engagés lundi à accentuer la place du privé en santé, tandis que le Parti québécois (PQ) a promis un « grand ménage dans la bureaucratie » et le Parti libéral du Québec (PLQ), la création de « délais maximaux » pour accélérer la mise en chantier de logements.La cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ), Christine Fréchette, a dit vouloir « ouvrir la discussion » sur la pratique mixte des médecins. Ceux-ci pourraient exercer au public comme au privé, en assurant une présence minimale au public.L’ex-ministre de la Santé, Christian Dubé, avait plutôt légiféré en avril 2025 pour limiter les allers-retours entre les réseaux public et privé. Mme Fréchette a confirmé lundi avoir voté en faveur de cette loi, mais avoir changé d’idée en regardant divers modèles en santé à travers le monde. « Non », a-t-elle répondu quand un journaliste lui a demandé si elle avait plié devant les fédérations de médecins.À contre-courant de Santé QuébecLa première ministre sortante a également dit vouloir raccourcir de trois mois la période avant laquelle un patient en attente d’une chirurgie pourra être référé dans une autre région ou encore vers le secteur privé sans avoir à payer. La promesse de Mme Fréchette rompt donc avec l’approche de Santé Québec, qui disait en juillet pouvoir faire fondre la liste d’attente en chirurgie sans avoir recours au privé la plupart du temps.Pour rappel, un règlement de décembre 2025 qui visait le transfert automatique de patients vers le privé après un an d’attente n’a jamais abouti, faute d’appel d’offres concluant. Pourquoi ça fonctionnerait cette fois-ci ? « Là, on a des règles qui vont nous assurer d’être en phase avec nos volontés et la réalité du terrain » a répondu Mme Fréchette.