Périscolaire : ces parents prêts à tout pour ne pas y envoyer leurs enfants
À quelques heures de la rentrée scolaire, le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a voulu rassurer après les scandales sexuels qui ont secoué le périscolaire parisien toute l'année dernière. "Tout est fait pour protéger les mineurs", a-t-il assuré ce lundi 31 août, en mettant en avant le renforcement des procédures de signalement, de prévention et de contrôle.
Dans les faits, certains parents ont déjà tranché. Pour éviter d'envoyer leurs enfants au périscolaire cette année, ils ont choisi d'autres solutions de garde, malgré un coût bien plus élevé. Demain, mardi 1er septembre, les enfants d'Arthur et Hélène, par exemple, n'iront pas au périscolaire. L'an dernier, leur fille de 6 ans n'y allait que le midi. Mais après la succession d'affaires de violences sexuelles révélées dans la capitale, le couple a décidé de changer d'organisation.
"On a dû trouver une nouvelle nounou pour les récupérer le midi à la fin des cours et, pour la plus grande, la ramener en début d'après-midi pour qu'elle puisse reprendre l'école aux horaires prévus", explique Arthur au micro de RTL.
"Une grande majorité des écoles parisiennes sont touchées..."Pas question non plus pour ce couple de laisser le plus jeune, qui entre en petite section, faire la sieste au périscolaire. Arthur dit ne plus vouloir prendre de risque. "Un jour, on a appris qu'un animateur avec lequel nos enfants avaient été en contact avait été signalé. On commence à se rendre compte qu'une grande majorité des écoles parisiennes sont touchées par des cas de signalement. À partir de ce moment-là, le combat, ça a vraiment été de se demander ce que nous, on pouvait faire", poursuit-il.










