Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Société Société Société Vincent Bolloré Vincent Bolloré Vincent Bolloré Dans une ultime tentative d’obtenir le renvoi de son procès pour corruption au Togo, prévu du 7 au 17 décembre au tribunal judiciaire de Paris, le milliardaire a déposé plainte, en mai, contre des magistrats, pour « entrave à l’exercice de la justice ». Article réservé aux abonnés A l’en croire, Vincent Bolloré ne manque pas d’humour. Il le confiait lui-même aux députés d’une commission d’enquête, en mars 2024 : « Je suis (…) plutôt rigolard, plutôt affable. Je me méfie de mes propres blagues. » Sa dernière action judiciaire est-elle à placer dans ce registre provocateur ? Selon les informations du Monde, le milliardaire a en effet déposé plainte sur la base de l’article 450-1 du code pénal, qui désigne l’« association de malfaiteurs », contre… des juges du tribunal de Paris. Dans une plainte, datée du 21 mai et confirmée par Le Monde lundi 31 août, l’industriel reproche à divers magistrats les conditions dans lesquelles s’est déroulée une audience publique le 26 février 2021. Il les accuse également d’« entrave à l’exercice de la justice », d’« abus d’autorité » et de « manquement à la probité ». Ce matin-là, l’homme d’affaires était venu au tribunal judiciaire de Paris pour solder en quelques heures un dossier de corruption au Togo, en plaidant coupable. La justice soupçonnait son groupe d’avoir conseillé, à moindre coût, la campagne présidentielle victorieuse de Faure Gnassingbé en 2010, au travers de sa filiale Havas, en échange de l’obtention de la gestion, très lucrative, du port de Lomé. Il vous reste 84.44% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.