Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Société Société Société Justice Justice Justice Le spécialiste de la procédure réputé a défendu de nombreuses figures de la criminalité organisée liée au trafic de stupéfiants. Ses avocats évoquent des « échanges de numéraires contre des virements » destinés à lui permettre de payer ses charges, « sans le moindre enrichissement ». Article réservé aux abonnés Figure du barreau de Paris et bête noire de nombreux tribunaux, l’avocat pénaliste Amar Bouaou traverse une mauvaise passe. Selon les informations du Monde, confirmées par le parquet de Paris, l’avocat de 52 ans a été mis en examen, le 6 mai, pour les chefs d’accusation d’« évasion fiscale » et de « blanchiment en bande organisée ». Les enquêteurs sont remontés jusqu’à lui à partir d’une note de 2023 de Tracfin, le service de renseignement du ministère des finances, ciblant l’activité de blanchiment d’une dizaine de sociétés. Près de 300 000 euros, a priori sans lien apparent avec l’activité des clients de l’avocat parisien, auraient transité par ces coquilles vides. Me Bouaou a depuis été placé sous contrôle judiciaire. Fait très exceptionnel, le procureur de la République a demandé à Louis Degos, le bâtonnier du barreau de Paris, une suspension temporaire de son activité professionnelle. Ce dernier n’y a, pour l’instant, pas répondu positivement. Contactés, deux des cinq conseils de Me Bouaou, Clarisse Serre et Raphaël Chiche, nous ont fait parvenir une déclaration : « Après avoir connu plusieurs fermetures de ses comptes professionnels et personnels du fait de ses dépôts bancaires d’honoraires réglés en espèces, Me Bouaou a procédé, sans le moindre enrichissement, à des échanges de numéraires contre des virements pour permettre d’affronter ses charges professionnelles comme celles de son foyer (…). Il démontrera que ce mécanisme lui a permis de déclarer le fruit de son travail et d’honorer, de ce fait, les sommes dues aux organismes sociaux, ordinaux, comme au Trésor public. » Il vous reste 72.4% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
L’avocat Amar Bouaou mis en examen pour « blanchiment en bande organisée » et « évasion fiscale »
Le spécialiste de la procédure réputé a défendu de nombreuses figures de la criminalité organisée liée au trafic de stupéfiants. Ses avocats évoquent des « échanges de numéraires contre des virements » destinés à lui permettre de payer ses charges, « sans le moindre enrichissement ».








