Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Fonction publique Fonction publique Fonction publique Analyse Bastien Scordia Les syndicats appellent à la mobilisation, mardi 29 septembre. A moins de trois mois des élections professionnelles, la légitimité des organisations est remise en question, tandis qu’un nouveau défi, politique celui-là, émerge, en raison de l’attrait grandissant des fonctionnaires pour le Rassemblement national. Publié aujourd’hui à 12h00 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés Déficit abyssal, envolée des taux d’intérêt, pouvoir d’achat en berne, crises à répétition et impasse politique… Tous les ingrédients sont réunis pour compliquer la rentrée du gouvernement. A ces difficultés s’ajoutera une rentrée sociale sous haute tension, aussi bien dans le secteur privé que dans la fonction publique. Les motifs de crispation ne manqueront pas, d’autant plus à l’heure du budget 2027, qui devrait de nouveau mettre à contribution les administrations. Cependant, au-delà de la question des moyens alloués à chaque politique publique, c’est une nouvelle fois le sujet salarial qui cristallisera les tensions. Les syndicats de la fonction publique ont déjà donné le ton, en lançant un appel unitaire à la mobilisation, mardi 29 septembre, face à « l’absence de réponse (…) immédiate du gouvernement à la crise que connaissent les agents publics ». La rupture est survenue lors du « rendez-vous salarial » du 8 juillet, qualifié d’« acte manqué » par les représentants du personnel. Invoquant, comme à l’accoutumée, un contexte budgétaire « contraint », l’exécutif avait alors exclu une hausse générale des salaires. Toutefois, il a promis de prendre des mesures ciblées et de mener un « travail de refonte » de la structure de rémunération des agents publics. Les discussions sur ce chantier devraient débuter à la rentrée, mais il s’annonce aussi long que coûteux, ce qui risque de compromettre une nouvelle fois sa mise en œuvre. La journée du 29 septembre représentera quoi qu’il arrive un test pour les syndicats. Il leur faudra démontrer que le mécontentement dépasse les revendications propres à certains secteurs et qu’il existe un front social suffisamment large pour contraindre l’exécutif à négocier. Le pari est loin d’être gagné. Bien que les organisations soient mobilisées sur le terrain, elles peinent encore à transformer leurs actions en rapport de force durable et à convaincre des agents parfois désabusés. Ainsi, les derniers appels au rassemblement n’ont guère attiré les foules, à l’exception de ceux contre la réforme des retraites de 2023. Il vous reste 63.95% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.