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(Crédit photo: Future)

Google Cloud lance des éditions de Gemini Enterprise pour les services juridiques et financiersCes deux premières versions sectorielles restent en preview et aucun prix n’a été communiquéLa principale différence face à un modèle généraliste concerne l’infrastructure dédiée à l’IA : compétences métier, connecteurs de données et modèle d’autorisations reprenant les barrières et contrôles d’accès existantsGoogle Cloud a lancé deux versions sectorielles de sa plateforme Gemini Enterprise : l’une destinée aux cabinets d’avocats et aux services juridiques des entreprises, l’autre aux marchés de capitaux et aux activités bancaires.L’entreprise n’a révélé le prix d’aucun des deux produits. Tous deux restent actuellement en preview et constituent les premières éditions sectorielles complètes de Gemini Enterprise, lancé par Google en octobre 2025 pour cibler les clients professionnels.Google estime qu’une IA généraliste destinée aux entreprises ne peut pas répondre aux besoins des industries réglementées en matière de confidentialité, d’auditabilité et d’ancrage dans des données fiables. Son objectif consiste donc à proposer une offre comprenant déjà l’infrastructure métier nécessaire, plutôt que d’obliger chaque client à la construire de zéro.Des offres d’IA d’entreprise sur mesure pour les professionnels du droit et de la financeL’édition destinée aux services financiers s’articule autour d’un agent Financial Research géré par Google et équipé de plus de 50 « skills », c’est-à-dire des ensembles d’instructions réutilisables pour les tâches répétitives, ainsi que de 13 connecteurs vers des sources de données sous licence.Deutsche Bank est le partenaire de conception cité pour cet agent de recherche. Parmi les workflows figurent les recherches KYC, l’identification d’opportunités de crédit, la préparation de propositions pour des émissions obligataires et l’analyse des risques de portefeuille.L’édition juridique embarque de son côté des compétences consacrées à la rédaction de mémoires, à la vérification des citations, à la gestion du cycle de vie des contrats, à la veille réglementaire et au traitement des demandes d’accès aux données personnelles.Ses connecteurs fonctionnent avec NetDocuments, DocuSign, Everlaw, Courtroom5, CourtListener du Free Law Project, Harvey, iManage, Legora, RelativityOne, Solve Intelligence et Thomson Reuters. Parmi les clients participant à la preview figurent Cleary, Freshfields, Weil ainsi que Williams & Connolly.Google affirme que la refonte de son modèle d’autorisations permet aux connecteurs d’hériter des contrôles d’accès des systèmes sous-jacents. Les « murailles » juridiques d’un cabinet peuvent donc être reprises automatiquement, sans utiliser les données de ses clients, ses stratégies ou ses résultats pour entraîner les modèles de base. Cet aspect est particulièrement important pour les professionnels du droit, puisque de telles limitations constituent une condition préalable à l’obtention de résultats réellement exploitables.Google n’est cependant ni le seul acteur ni le premier sur ces marchés. Anthropic l’a notamment devancé avec le lancement de Claude for Legal en 2026.L’agent Legal de Microsoft pour Word est passé en preview publique mondiale pour les utilisateurs Frontier à la mi-juin, avant une disponibilité générale à partir de la mi-août 2026. OpenAI se dirige également dans cette direction avec ChatGPT Work et une page de solutions sectorielles consacrée aux services financiers, mais n’a pas encore créé une édition juridique spécifique comparable à celles de ses concurrents.Tous les grands acteurs de l’IA cherchent néanmoins à conquérir un marché particulièrement lucratif. Reste désormais à voir comment les solutions de Google résisteront à la concurrence dans un secteur qui s’annonce extrêmement disputé.Gemini Enterprise arrive sur mobile, Google veut que votre assistant IA vous suive partoutClaude s’invite dans Word et transforme déjà la manière d’écrireChatGPT veut désormais se brancher à vos comptes bancaires, et l’idée soulève déjà pas mal de questions