Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Agriculture & Alimentation Agriculture & Alimentation Agriculture & Alimentation Chronique Fabrice Gliszczynski Journaliste au service Economie L’intensité de ce phénomène climatique naturel de l’océan Pacifique, de retour en 2026, menace la production agricole mondiale et pourrait fait grimper les prix alimentaires, alerte Fabrice Gliszczynski, journaliste au service Economie, dans sa chronique. Publié aujourd’hui à 06h00, modifié à 08h54 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés Augmentation des salaires, TVA sociale ou taxation des superhéritages pour financer une baisse des cotisations salariales et rapprocher le salaire net du brut, diminution de la TVA sur l’énergie, suppression des cotisations à partir de la 36e heure travaillée… En cette rentrée 2026 synonyme de top départ de la course à la présidentielle, les candidats déclarés ou putatifs dévoilent tour à tour leurs propositions pour augmenter le pouvoir d’achat des ménages. A raison, puisqu’il constitue la priorité des Français, selon les sondages, qu’il a reculé « nettement » au deuxième trimestre, d’après l’Insee, sous l’effet de l’accélération de la hausse des prix, passée de + 0,9 % au début du conflit au Moyen-Orient, en février, à + 2,4 %, en juillet, et que la question de vie chère risque de s’inviter tout au long de la campagne. Car l’inflation, dont on pouvait espérer au début de l’été qu’elle ralentisse avec les espoirs d’ouverture du détroit d’Ormuz qui ont suivi la signature du protocole d’accord de paix entre les Etats-Unis et l’Iran, en juin, s’est au contraire nourrie pendant la période estivale de vents menaçants, laissant craindre de nouvelles hausses des prix au cours des semaines et des mois à venir. D’abord parce que la trêve entre Washington et Téhéran a fait long feu et qu’un déblocage total et durable du détroit d’Ormuz relève, désormais, de la gageure. Avec, pour conséquence, des prix des hydrocarbures – notamment des produits raffinés comme le diesel et du gaz –, des produits pétrochimiques, des engrais… qui risquent de se maintenir encore longtemps à un niveau élevé et de continuer de se diffuser comme autant de venins dans les chaînes de valeur des entreprises et le portefeuille des ménages. Ensuite parce que l’inflation alimentaire, modérée depuis le 1er janvier, menace de s’emballer en raison de la flambée des coûts agricoles, fertilisants et gazole agricole en tête, depuis le début des tensions au Moyen-Orient, et de la chute de la production provoquée par la sécheresse historique de l’été. La hausse des étiquettes sur les fruits et les légumes a déjà commencé, ravivant le traumatisme de l’envolée de plus de 20 % des prix alimentaires en 2022 et en 2023, après l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022. Il vous reste 61.93% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« El Niño aura des effets sur l’inflation en Europe »
CHRONIQUE. L’intensité de ce phénomène climatique naturel de l’océan Pacifique, de retour en 2026, menace la production agricole mondiale et pourrait fait grimper les prix alimentaires, alerte Fabrice Gliszczynski, journaliste au service Economie, dans sa chronique.






