Un été historiquement chaud. Aux quatre coins du Sud-Ouest de l’Europe, la période estivale de 2026 aura été marquée par des températures extrêmes, des feux de forêt ravageurs et, inévitablement, des évacuations. De quoi repenser ses habitudes estivales ?

La catastrophe s'est annoncée dès le mois de juin : du Luxembourg à l’Espagne, en passant par l’Italie et la France, les alertes rouge se sont multipliées. Dans l’Hexagone, les vagues de chaleur se sont depuis succédées, occasionnant des canicules répétées. En outre, pas moins de 120.000 hectares ont été dévastés par des feux aux quatre coins du pays. Une situation qui a généré des évacuations par centaines de milliers ; 220.000 rien que dans le Sud-Ouest, dont de nombreux touristes.

Ainsi, l'été 2026 a agi comme une concrétisation de la menace climatique : juillet aura été le mois le plus chaud jamais enregistré en France, et la vague de chaleur qui a parcouru le mois d’août a battu un record de longueur. Mais les bouleversements environnementaux se font ressentir depuis déjà plusieurs années, et les touristes européens ont commencé à prendre leurs dispositions.

"Une partie des gens ne supporte plus la chaleur""Très clairement, la carte du tourisme bouge", affirme Jean-François Rial auprès de RTL.fr. Le PDG de l'organisateur de voyages Voyageurs du monde, qui revendique 500.000 clients par an en comptant toutes les marques du groupe, estime que la tendance s'illustre particulièrement avec le tourisme dans le bassin méditerranéen : "En Italie, en Grèce ou en Espagne, on constate une baisse de réservations chaque année, de façon continue, au profit des destinations du Nord : Irlande, Grande-Bretagne, Ecosse..."