"Une partie des espèces d'arbres qu'on a en France vont finir par mourir"

Cet été 2026 aura été marqué par de tristes records : record de canicule, record de sécheresse, des incendies dévastateurs qui ont ravagé une partie du paysage... Autant de phénomènes qui soulèvent une nouvelle fois la question des conséquences du dérèglement climatique sur la société telle que nous la connaissons.

Pour Jean-Marc Jancovici, président de "The Shift Project" et spécialiste des questions d'énergie et de climat, cet été, placé sous le signe de la "sidération" et de la "stupéfaction", nous pousse "à comprendre qu'il faut qu'on fasse notre deuil du climat passé", explique-t-il sur RTL. L'expert du climat rappelle qu'il ne sera désormais plus possible de faire "comme avant", alors même qu'on "n'a pas fini d'en voir les conséquences".

Alors que la question de l'adaptation à ce nouveau type de climat est désormais un enjeu capital, Jean-Marc Jancovici souligne qu'on "ne s'adaptera pas à tout", et que certains éléments qui forment le paysage tel que nous le connaissons sont voués à disparaître : "L'adaptation, c'est en fait sauver ce qu'on peut encore sauver, mais il y a une partie qu'on ne va pas pouvoir sauver. Une partie des espèces d'arbres qu'on a en France, par exemple, vont finir par mourir, on ne les aura plus, les épicéas en plaine, les sapins ailleurs qu'en haute altitude, une partie des hêtres, etc."