Un Lidl pourrait prochainement voir le jour sur les dernières traces visibles du camp de concentration de Weinberglager (Autriche). Ce projet fait débat entre ceux qui veulent préserver ce lieu chargé d'histoire et ceux qui préfèrent oublier le sombre passé.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Envahis par la végétation, quelques murs de béton. Voici les dernières traces visibles du camp de concentration de Weinberglager, au sud de Vienne (Autriche). À quelques mètres, le chantier d'une zone commerciale prévoit d'effacer ces traces d'un passé douloureux, la collaboration autrichienne au IIIe Reich, par un magasin Lidl et un entrepôt frigorifique.De quoi choquer certains habitants. "Nous devons protéger ces lieux. On ne doit pas construire par-dessus des sites chargés d'histoire", estime Erich Strobl, responsable d'une campagne de préservation du site. "Il ne s'agit pas ici de questions juridiques mais de responsabilités morales et sociales auxquelles aucune entreprise ne peut se soustraire et c'est là le sens de notre appel", assure de son côté Josef Pumberger, secrétaire général du Comité international de Mauthausen.Un appel qui n'a pas été entendu jusqu'ici. Beaucoup d'habitants veulent passer à autre chose, dans un pays où l'extrême droite dirige des coalitions au sein de plusieurs régions. Une croix gammée a été effacée d'une borne pour rappeler le souvenir de ce camp. Certains refusent d'oublier les leçons de l'histoire.