Christine Fréchette dit avoir « tiré la plogue » sur le financement des « start-up » de la filière batterie Northvolt et Lion Électrique après avoir été nommée à la tête du ministère de l’Économie, mais ne veut pas préciser à quels moments précisément.À ses yeux, c’est « le geste qui est posé ultimement » qui compte, soit, « dans les deux cas », la fin de l’aide gouvernementale à ces jeunes pousses.L’« opinion personnelle » qu’elle avait à un moment ou autre durant le traitement des demandes d’aide étatique n’est pas pertinente pour les électeurs, estime-t-elle. « Je ne vais pas décrire à quel moment pendant trois jours, j’ai pensé quelque chose jusqu’à ce que je parle à telle personne pour changer mon avis. Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne. Ce qui compte, c’est la décision qui a été prise. Et dans les deux cas, j’ai mis fin au financement public », a-t-elle déclaré lors d’une mêlée de presse dans la circonscription de Mégantic.Christine Fréchette se dit plus réticente que son prédécesseur François Legault à investir l’argent de l’État québécois dans de jeunes pousses. « Ça prend une expertise assez nichée pour bien gérer les investissements dans les start-up. Je pense que ce n’est pas au gouvernement de faire cette évaluation-là », a-t-elle indiqué au Jour 2 de la campagne électorale.Christine Fréchette se dit aussi prête à « resserrer davantage » les critères de sélection des projets financés par le Fonds de développement économique (FDE). « Il faut bien évaluer l’intérêt stratégique de le faire, le type d’emplois qui va être créé ou sauvegardé et le secteur. […] Il y a des mesures de prudence à adopter, des mesures additionnelles », a-t-elle expliqué, se montrant moins interventionniste que François Legault, mais davantage que les chefs péquiste Paul St-Pierre Plamondon et conservateur Éric Duhaime.Le Parti québécois et le Parti conservateur du Québec veulent tous deux abolir le FDE s’ils remportent les élections générales le 5 octobre prochain.