Un accord conclu le 26 juin sous l'égide des Etats-Unis prévoit que l'armée libanaise rétablisse son autorité dans le sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah.
Publié le 28/08/2026 22:41
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Une manifestation pro-Hezbollah à Beyrouth (Liban), le 7 août 2026. (NAEL CHAHINE / MIDDLE EAST IMAGES / AFP)
Le chef du Hezbollah pro-iranien a répété vendredi 28 août qu'il rejetait l'accord-cadre conclu entre le Liban et Israël, assurant que son mouvement, affaibli par deux guerres avec l'armée israélienne, refusait de se rendre. "Nous appelons à le faire tomber", a affirmé Naïm Qassem dans un discours retransmis dans la soirée par la chaîne du Hezbollah, al-Manar.L'accord conclu le 26 juin sous l'égide des Etats-Unis prévoit que l'armée libanaise rétablisse son autorité dans le sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah, à commencer par des "zones pilotes" dont se retirerait l'armée israélienne. "L'accord-cadre est illégitime, illégal et humiliant. Il porte atteinte à la souveraineté libanaise et ne permet pas de recouvrer les droits", a martelé Naïm Qassem.Le mouvement chiite a entraîné le Liban dans la guerre régionale en menant des frappes sur Israël en soutien à Téhéran, le 2 mars, déclenchant des bombardements aériens israéliens massifs et une offensive terrestre qui ont fait plus de 4 300 morts, selon les autorités libanaises. Si les violences ont diminué depuis la signature de l'accord-cadre en juin, des frappes israéliennes sporadiques se poursuivent. Elles se sont intensifiées ces derniers jours dans le sud, où une femme a été tuée vendredi, selon les autorités. Israël a en outre établi une "zone de sécurité" dans la région, dans laquelle son armée est déployée.






