Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Outre-mer Outre-mer Outre-mer Comores Comores Comores Les propos de M. Lecornu ont suscité des condamnations dans l’ensemble de l’échiquier politique comorien. Le parti d’opposition Us a dénoncé « un chantage scandaleux », tandis que l’ONG Comité Maore a qualifié cette mesure de « chantage inacceptable » et accusé Paris de mener une politique néocoloniale. « Les propos tenus par M. Lecornu, sur la fameuse aide au développement, revêtent une condescendance insupportable », a déclaré, jeudi 27 août, le ministre des affaires étrangères comorien, Mohamed Mbae, jugeant la déclaration du premier ministre « surprenantes ». Au cours d’une visite de deux jours à Mayotte, Sébastien Lecornu a affirmé mercredi que l’aide au développement accordée aux Comores et à six pays africains serait conditionnée à leur coopération avec la France dans la lutte contre l’immigration. Pour ces pays (Comores, Burundi, Tanzanie, République démocratique du Congo, Rwanda, Somalie et Kenya), « on va créer quelques nouveaux critères de bonus-malus, c’est-à-dire la capacité à bien collaborer dans la lutte contre les passeurs, la délivrance de laissez-passer consulaires, la capacité de reprendre les étrangers en situation irrégulière », a-t-il expliqué. Mayotte, le plus pauvre des 101 départements français, est restée française lorsque le reste de l’archipel des Comores a accédé à l’indépendance en 1975. L’île est toutefois toujours revendiquée par l’Union des Comores. Condamnations unanimes aux Comores S’exprimant à la base navale de Dzaoudzi, où il ouvrait une réunion du commandement militaire chargé de la lutte contre l’immigration clandestine, Sébastien Lecornu a précisé que l’aide serait liée à la « capacité de ces pays à reprendre leurs ressortissants en situation irrégulière » et à leur participation « à la lutte contre les passeurs ». Sa déclaration « est totalement déconnectée des attentes de la population de l’île comorienne de Mayotte », a déploré Mohamed Mbae, en référence au passage du cyclone Chido, en 2024. Une part importante des 323 000 habitants de l’archipel recensés par l’Insee au 1er janvier 2026 est de nationalité étrangère, contre près de la moitié de la population en 2017. Les propos du chef du gouvernement ont suscité des condamnations dans l’ensemble de l’échiquier politique comorien. Le parti d’opposition USHE a dénoncé « un chantage scandaleux », tandis que l’ONG Comité Maore a qualifié cette mesure de « chantage inacceptable » et accusé Paris de mener une politique néocoloniale. « Prétendre être “notre ami” tout en maintenant l’occupation coloniale de l’île comorienne de Mayotte est une hypocrisie intolérable », a affirmé USHE dans un communiqué. Le Monde avec AFP
Les Comores dénoncent les propos de Sébastien Lecornu sur l’aide migratoire, jugés « d’une condescendance insupportable »
Les propos de M. Lecornu ont suscité des condamnations dans l’ensemble de l’échiquier politique comorien. Le parti d’opposition Us a dénoncé « un chantage scandaleux », tandis que l’ONG Comité Maore a qualifié cette mesure de « chantage inacceptable » et accusé Paris de mener une politique néocoloniale.









