France PolitiqueRenaissanceLRPSEELVRNÉlectionsLFIPolitique. Le Premier ministre était initialement attendu pour s'exprimer sur la reconstruction de l'archipel après le passage dévastateur du cyclone Chido. Il a finalement annoncé une série de mesures pour militariser le département français. articleLecture 4 MinPublié le 27/08/2026 à 18:37Le Premier ministre a annoncé accroître la militarisation de l’archipel, espérant ainsi remédier aux "angles morts" de sa surveillance.PHOTOPQR/SUD OUEST/MAXPPPEn déplacement à Mayotte ce 26 et 27 août, Sébastien Lecornu a amorcé sa visite par des déclarations sur la lutte contre l’immigration, en particulier venue des Comores voisines et de l’Afrique des Grands Lacs. Entouré de six ministres, le Premier ministre a présidé, à la base navale de Dzaoudzi, une réunion de l’état-major opérationnel chargé de la lutte contre l’immigration clandestine. Il y a annoncé un renforcement des moyens militaires et technologiques de surveillance des approches de Mayotte, espérant ainsi remédier aux "angles morts" de sa surveillance.Des drones, des bateaux d’interception et la Légion étrangèreDes drones, des ballons en altitude équipés de moyens de détection et bateaux d’interception seront bientôt déployés sur le département. Une augmentation des effectifs militaires est également attendue, notamment des soldats venus de la Légion étrangère. Ces derniers devraient être postés sur l’îlot de Mtsamboro, un caillou inhabité à proximité des Comores. Le Premier ministre, qui a tout de même défendu les résultats de son gouvernement, a concédé que les moyens mis en place étaient limités pour lutter contre "un adversaire" qui évolue et parvient à contourner les techniques de repérage ou d'action grâce à des "complicités locales". Et pour lutter contre l’immigration clandestine à Mayotte, Sébastien Lecornu ne s’est pas contenté de mesures sécuritaires. Le Premier ministre a également proposé de conditionner l'aide publique au développement à la coopération des pays concernés en matière migratoire, selon un système de bonus-malus : les États qui coopèrent seraient davantage soutenus. Les autres, pénalisés. Sept pays sont visés par cette initiative : les Comores, le Burundi, la RDC, le Kenya, le Rwanda, la Somalie et la Tanzanie. Sébastien Lecornu a toutefois tenu à assurer que l'aide humanitaire versée à ces Etats ne sera pas affectée. En 2024, les financements versés par la France représentaient 87 % des aides étrangères perçues par les Comores, selon l’OCDE.Avances financières et permis de construireCe jeudi, deuxième jour de sa visite, Sébastien Lecornu a abordé la question de la reconstruction après le passage dévastateur du cyclone Chido, en décembre 2024, sujet sur lequel il était initialement attendu. Le chef du gouvernement a appelé à un "choc" pour accélérer les chantiers, un an et demi après la catastrophe météorologique qui avait fait au moins 40 morts. Malgré une loi de programmation votée en août 2025, de nombreux projets tardent à démarrer, une lenteur que Sébastien Lecornu a reconnue devant l’Assemblée de Mayotte. La reconstruction de l’archipel prend beaucoup trop de temps (...) et ça crée évidemment beaucoup de désespoir que je mesure", a déclaré l’homme d’Etat, disant vouloir "lever les blocages". Aussi, pour accélérer le démarrage des chantiers, le Premier ministre a annoncé que l'État verserait des avances financières plus élevées aux collectivités (60 % contre 30 % auparavant), après avoir proposé de "revoir la gouvernance" de la reconstruction en impliquant davantage les maires et en renforçant l'équipe préfectorale. En échange, il a demandé aux maires de "vite délivrer les permis" et a proposé d'"industrialiser" la conception des bâtiments, par exemple en reproduisant un modèle unique appliqué pour les collèges.
En visite à Mayotte, Sébastien Lecornu promet des mesures contre l'immigration clandestine
Le Premier ministre était initialement attendu pour s'exprimer sur la reconstruction de l'archipel après le passage dévastateur du cyclone Chido. Il a finalement annoncé une série de mesures pour militariser le département français.











