Le retour de la TVA sociale 20 ans après
Et si la TVA sociale revenait au premier plan ? L’idée ressurgit dans la campagne présidentielle, avec des propositions attribuées à Bruno Le Maire et François Hollande. À première vue, le sujet inquiète immédiatement, car une hausse de TVA signifie un choc potentiel sur les prix et donc sur le pouvoir d’achat.
L’hypothèse la plus spectaculaire évoquée est celle d’un relèvement de quatre points. Autrement dit, un passage de 20% à 24% sur le taux normal. Vu depuis le panier du consommateur, l’effet est simple à comprendre : une hausse de TVA, c’est du pouvoir d’achat en moins, directement sur le porte-monnaie des Français. C’est aussi ce qui explique la sensibilité politique extrême du sujet.
Pourquoi l'idée séduit encoreSi la TVA sociale revient malgré son impopularité potentielle, c’est parce qu’elle repose sur une logique jugée efficace par ses partisans. Son principal avantage est de frapper tous les produits consommés en France, y compris les produits importés. Dans cette logique, taxer davantage la consommation permettrait de faire contribuer au financement de la protection sociale des biens venus de l’étranger, comme les voitures chinoises ou la fast fashion.














