Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Argentine Argentine Argentine La Chambre des représentants a adopté, à une large majorité, une réforme de la Banque centrale d’Argentine voulue par le président ultralibéral Javier Milei, qui entend brider l’émission monétaire pour combattre l’inflation. La réforme doit encore être approuvée par le Sénat. Article réservé aux abonnés Il avait promis de la « dynamiter » pendant sa campagne pour l’élection présidentielle de 2023. Le président ultralibéral argentin, Javier Milei, propose finalement de restreindre le mandat de la Banque centrale d’Argentine (BCRA), de réduire drastiquement ses possibilités de financement au Trésor et de limiter fortement la possibilité de révoquer ses autorités afin, selon lui, d’assurer son indépendance. Javier Milei s’est félicité, sur son compte X, de l’approbation à une large majorité de son projet de réforme par les députés (144 contre 102, neuf abstentions), mercredi 26 août. « Merci beaucoup aux députés », a-t-il écrit dans la foulée du vote, saluant « une étape fondamentale pour éradiquer l’inflation de la vie des Argentins honnêtes ! ! ! ». Des remerciements peu habituels de la part de celui qui a plusieurs fois qualifié le Congrès national de « nid à rats » depuis son arrivée au pouvoir, en décembre 2023. Alors qu’il impose déjà à l’Argentine une sévère cure d’austérité, Javier Milei entend également s’assurer d’une rigueur monétaire stricte, même en cas de changement de gouvernement. Le projet de loi approuvé par la Chambre des représentants vise donc à contenir au maximum l’émission monétaire – la cause première de l’inflation à ses yeux – et à empêcher l’utilisation de la planche à billets pour financer le déficit budgétaire. Il vous reste 74.83% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.