Lorsqu’on rencontre Lucie, une infirmière pédiatrique, on la devine épuisée. Épuisée non pas de son quart de travail, mais de semaines, de mois, voire d’années à œuvrer au sein d’un système qui craque de partout. Est-elle, elle-même, sur le point de craquer ? Il est permis de le croire, d’autant que Lucie se met à ignorer les règles ainsi qu’un jugement de la cour afin de permettre à une mère de rester auprès de son enfant de 4 ans hospitalisé pour malnutrition. Et si, plutôt que d’une spirale autodestructrice, cette désobéissance relevait de la révolte ? En entrevue, la cinéaste Laura Wandel revient sur L’intérêt d’Adam, son film où Léa Drucker incarne cette infirmière « qui dit “stop” ».« Souvent, le désir d’écrire une histoire, chez moi, ça part d’un lieu », explique la scénariste et réalisatrice belge, rencontrée lors de son passage à Cinemania l’automne dernier.« Pour mon film précédent, Un monde (2021), c’était l’école, et ici, c’était l’hôpital. Pourquoi ce lieu-là ? Parce que c’est un microcosme. C’est, selon moi, une représentation de la société : j’ai l’impression que l’état des hôpitaux, ça reflète aussi l’état de notre monde. Et peut-être de manière plus intime, c’est vrai que ma mère travaillait dans un hôpital : enfant, j’ai pas mal été la voir. À ce jour, c’est un univers qui autant me fascine, autant me fait peur. »
«L’intérêt d’Adam»: le cas de trop
La cinéaste Laura Wandel revient sur son film où Léa Drucker joue une infirmière qui se révolte.









