Y a-t-il urgence à augmenter les salaires des profs ? En a-t-on les moyens ?

Il s'agit de l'un des rares sujets qui met tous les candidats à l'élection présidentielle d'accord : augmenter le salaire des enseignants. Ils font quasiment tous la même promesse : Gabriel Attal propose d'augmenter leur salaire de 200 par mois, 20% pour Edouard Philippe, déjà en 2022 Jean-Luc Mélenchon proposait 30% en cinq ans et Marine Le Pen 3% par an. Est-ce qu'il y a urgence à gonfler les salaires des enseignants ? En a-t-on les moyens ?

Contactée par RTL, Elisabeth Allain Moreno, secrétaire générale du syndicat enseignant UNSA estime que le salaire des enseignants est "très dissuasif" pour attirer de nouvelles recrues au sein de la profession. "Dans tous les métiers aujourd'hui, notamment avec un pouvoir d'achat en berne pour la plupart des Français, c'est un élément qui est regardé par toutes les personnes qui se destinent à exercer un métier. C'est tout à fait légitime", regrette-t-elle.

La fin du gel du point d'indice ?S'il se réjouit que la question salariale dans l'Éducation nationale soit un thème de la campagne présidentielle, Joachim Le Floch-Imad, enseignant et auteur du livre Main basse sur l'Éducation nationale, remarque que "certains proposent comme candidats ce qu'ils n'ont pas été capables de mettre en oeuvre lorsqu'ils étaient au pouvoir". "Il y a de toute évidence un électorat important à aller chercher avec 1,2 million de personnes éducatives, ajoute-t-il auprès de RTL.