L’homme politique Jean Allaire, cofondateur de l’Action démocratique du Québec (ADQ), est décédé mardi à l’âge de 96 ans. Ses filles en ont fait l’annonce sur les réseaux sociaux jeudi en soirée.« Mes sœurs et moi avons le regret d’annoncer le décès de notre père, Jean Allaire, le 25 août dernier à l’âge vénérable de 96 ans », a écrit Jasmine Allaire dans une courte déclaration. Il n’en n’aura pas fallu plus pour que les éloges de politiciens fusent sur les réseaux sociaux.Christine Fréchette, première ministre du Québec et chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), a souligné la marque qu’il a laissée sur « l’histoire politique du Québec avec le rapport Allaire, qui a nourri une profonde réflexion sur l’avenir du Québec ».Ce « rapport », dont le nom officiel est Un Québec libre de ses choix : Rapport du Comité constitutionnel du Parti libéral du Québec, proposait une décentralisation des compétences fédérales au profit du Québec. Déposé en 1991, dans la foulée de l’échec de l’Accord du lac Meech, il est adopté par le gouvernement du Québec en mars 1991, mais mis de côté un an plus tard. Les réflexions de M. Allaire auront finalement été reprises par l’ADQ, dont il est le cofondateur, aux côtés de Mario Dumont.Avec la création de l’ADQ en 1994, Jean Allaire annonce le début de la fin du bipartisme au Québec, puisque son parti offre un troisième choix politique aux électeurs, en plus du Parti libéral du Québec et du Parti québécois. Jamais élu à l’Assemblée nationale, Jean Allaire est chef de l’ADQ pendant quelques mois avant de se retirer pour des raisons médicales. Quelques années plus tard, en 2009, il signe le rapport final du Groupe Avenir Québec, qui devient, en 2011, la Coalition avenir Québec. L’ADQ et la CAQ fusionnent officiellement en 2012.