Mercredi matin, un mélange de boue et de gravats engloutit la vallée de la rivière Trishuli au centre du Népal. À des milliers de kilomètres de là, en France, des scientifiques reçoivent une notification sur leur téléphone émise par leurs sismomètres, qui détectent et enregistrent les mouvements du sol. Parmi eux, Yann Klinger, directeur de recherche CNRS au sein de l’équipe de tectonique de l’Institut de physique du globe de Paris. Au départ, le séisme de magnitude 4,5 ressenti au Népal l’alarme assez peu, car le pays se trouve dans « une région du monde où l’activité sismique est forte ».