Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Incendies Incendies Incendies Alors que le phénomène El Niño accroît l’intensité de la saison sèche, des exploitants de plantations d’huile de palme ou de bois à papier sont soupçonnés de défricher des concessions forestières par le feu. Le président indonésien, Prabowo Subianto, a fait part de sa détermination à les punir. Article réservé aux abonnés Exceptionnellement intense en 2026, le phénomène climatique El Niño n’épargne pas l’Indonésie, où une saison très sèche favorise les incendies. Toute une partie des îles de Bornéo et de Sumatra sont la proie des flammes : six provinces sont concernées sur ces deux grandes îles (Kalimantan-Ouest, Centre et Sud, Sumatra-Sud, Jambi et Riau) et ont été déclarées prioritaires dans la lutte contre le feu qui mobilise des pompiers et 1 500 militaires envoyés en renfort ainsi que des moyens aériens. Le ministère de la santé indonésien estime que 3 millions d’habitants dans ces provinces sont directement touchés par la pollution atmosphérique engendrée par ces incendies. Mais les fumées incommodent des dizaines de millions d’autres personnes, notamment dans les pays voisins comme la Malaisie, Brunei et Singapour. Surtout, la situation risque d’empirer alors que la saison sèche pourrait s’étendre jusqu’en novembre : au 25 août, le nombre de « points chauds » cumulés de l’année 2026 dépassait largement celui de 2019 à la même époque, selon Nusantara Atlas, un site de surveillance des forêts indonésiennes par satellite créé par le chercheur français David Gaveau. « La courbe du nombre de “points chauds” indique qu’on est en route vers une année qui pourrait être catastrophique, avec la possibilité qu’entre 3 et 4 millions d’hectares partent en fumée », avertit ce spécialiste de la déforestation en Indonésie. Pas moins de 2,6 millions d’hectares avaient brûlé en 2019, un record sur les dix dernières années, et 4,5 millions en 2015. Depuis début 2026, environ 300 000 hectares ont été ravagés. Il vous reste 73.41% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.