Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Disparitions Disparitions Disparitions Bosnie-Herzégovine Bosnie-Herzégovine Bosnie-Herzégovine Artisan militaire du projet de « Grande Serbie », ce général a été condamné en 2017 pour « génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre » durant la guerre de Bosnie-Herzégovine par les juges du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie. Incarcéré à La Haye, il est mort le 27 août, à l’âge de 84 ans. Article réservé aux abonnés Le général Mladic l’a répété maintes fois au cours de sa vie : à ses yeux, seul importe le jugement de son peuple au regard de l’Histoire. Alors, héros ou criminel ? Aux yeux des Serbes, il est encore impossible de trancher, tant ils sont divisés sur le rôle du maître de guerre. Pour beaucoup, il fut un guerrier héroïque qui n’a, comme il le prétend, fait que « défendre son peuple » ; pour d’autres, il reste un criminel qui a attiré l’opprobre et la honte sur la nation serbe. Pour les autres ex-Yougoslaves et pour la justice internationale, le jugement est en revanche sans appel. Ratko Mladic, mort jeudi 27 août, à l’âge de 84 ans, dans la prison de l’ONU à La Haye, a annoncé jeudi la télévision publique serbe, s’est rendu coupable, pour la première fois en Europe depuis la seconde guerre mondiale, de « génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre » durant la guerre de Bosnie-Herzégovine (1992-1995). En rendant leur verdict historique en 2017, les juges du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) ont estimé que « les crimes commis par l’accusé sont à classer parmi les plus haineux connus du genre humain ». Le général a fait appel de cette condamnation, confirmée par le tribunal en 2021. Il vous reste 88.25% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.