L'artiste de Montevideo avait redéfini la musique locale en fusionnant le candombe, hérité des esclaves africains, avec le rock et le jazz.

Publié le 27/08/2026 11:18

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Ruben Rada à Rio de Janeiro, le 5 septembre 2005. (PABLO PORCIUNCULA / AFP)

Le musicien uruguayen Ruben "Negro" Rada, figure de la musique latino-américaine et lauréat en 2011 d'un Grammy Award, est mort mercredi 26 août à 83 ans des suites d'une pneumonie, a annoncé sa famille sur ses réseaux sociaux.Le président uruguayen, Yamandú Orsi, a rendu hommage à la vie d'"un génie" et décrété un deuil national pour jeudi 27 août, jour où la dépouille de l'artiste sera exposée au Palais législatif, à Montevideo. "Merci pour ta créativité, pour ta joie, pour ta générosité", a écrit sur X , anciennement Twitter, Yamandú Orsi.Ruben Rada est né en 1943 à Montevideo dans un milieu modeste. Percussionniste, chanteur et compositeur, il a redéfini la musique locale en fusionnant le candombe, hérité des esclaves africains, avec le rock et le jazz, sortant plus de 40 albums et devenant une figure de proue de la communauté afro-américaine de son pays. Mercredi, près d'un millier de personnes se sont rassemblées pour jouer du tambour et célébrer son héritage dans une rue du Barrio Sur, épicentre de la culture du candombe à Montevideo. "Rada a toujours revendiqué ses racines africaines et nous a représentés dans le monde entier, j'en suis fier et je lui en suis plus que reconnaissant", a déclaré le musicien John Fleitas, âgé de 48 ans."Ça fait très mal que Negro Rada ne soit plus parmi nous, l’un des musiciens populaires les plus importants d’Uruguay et de cette partie du monde. Il a tout compris : le candombe, le jazz, le soul, le pop, le rock, le tango et le folklore. Je l’ai écouté et je l’ai admiré avec une dévotion païenne", témoigne, sur X, Pablo Avelluto, éditeur et ancien ministre argentin de la Culture.Duele mucho que ya no esté entre nosotros el Negro Rada, uno de los músicos populares más importantes del Uruguay y de esta parte del mundo. Entendió todo: el candombe, el jazz, el soul, el pop, el rock, el tango y el folklore. Lo escuché y lo admiré con devoción pagana.… pic.twitter.com/P3DzEiqjF1— Pablo Avelluto (@pabloavelluto) August 26, 2026